L’explosion de la ferme de la Maison Bleue à Athies-sous-Laon

Lors de leur retraite en 1918, les troupes allemandes pigèrent la ferme « La maison Bleue » située sur la D1044 en direction de Reims et causèrent la mort de 48 soldats français et en blessèrent 44 autres peu après la libération de Laon. […]

Le 3e compagnie du 30e R.I.T trouva asile dans de vastes bâtiments situés à « La Maison Bleue », lieu-dit campagnard au sud de la commune d’Athies-sous-Laon. Cet endroit était une usine à munition.

Ah, quel bonheur de pouvoir enfin passer quelques bonnes nuits tranquilles et abritées dans ce lieu bucolique, loin de l’enfer des tranchées !

Le 13 octobre et les jours suivants les Laonnois sont tout à leur joie, ce qui est naturel, un horrible drame va se produire… 

Mais dans la nuit du 15 au 16 octobre, l’un des soldats pousse un peu la porte cochère c’est le drame affreux, une brouette a été dissimulée derrière cette porte, trois mines sont agencées, l’explosion se produit, les 48 soldats sont tués, déchiquetés et 44 blessés…

Une habitante d’Athies-sous-Laon, Madame MÉLÉRA (il s’agit de de la mère de l’écrivain César MÉLÉRA) mort un mois plus tôt son nom figure sur le Monument aux Morts d’Athies sous Laon) font dont d’une partie de son terrain et fait élever un monument, c’est là qu’on enterre les soldats, qui seront ultérieurement transportés au cimetière de Soupir 1. Jusqu’en 1940 chaque année les enfants des écoles allaient fleurir le monument. En raison de l’immense quantité de munitions qui existe en cet endroit le déminage est long et pénible ; au cours de ce dangereux travail deux soldats du service de déminage perdront la vie, eux aussi…

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